>>>>>> Question : Après les douloureux événements du dernier Tour de France, on peut se poser la question : Lors de ses exploits, l'âne Ferdinand était-il dopé ?

Réponse du Professeur Asinus :

Grave question, s'il en est qui nous mène aux frontières où le sport et l'éthique se mêlent parfois en un remugle aux senteurs bien plus mauvaises que le crottin d'un âne...

Mais d'ici à confondre vélocipède et bourricot, d'ici à mélanger l'avoine et les ânabolisants, il y a une frontière que les hommes de bon sens ne franchiront pas.

Certains ont insinué que Ferdinand, avant d'escalader les Alpes, se bouffait une botte de foin aux stéroïdes. D'autres ont certifié avoir aperçu son maître, une grosse seringue à la main, lui enfourner en bouche une drôle de pâte blanche deux ou trois fois chaque année. Vermifuge, qu'il disait...

Alors de deux choses l'une : ou bien le maître ment, et shoote son bourricot avec un mélange tout droit venu du Triangle d'Or, ou tout simplement c'est l'équipe Festina qui se vermifugeait...

En effet, les vers qui vous bouffent les boyaux ont la particularité de provoquer des démangeaisons en un endroit que le décence défend de nommer. Imaginez un pauvre coureur, en train de suer sang et eau dans la montée du Col d'Aspin, qui n'arrive pas à se concentrer parce que le cul lui gratte au-delà du tolérable...

Ça fait désordre, ça n'est pas télégénique, et ça empêche de se concentrer. D'où vermifugation préventive...


Retour à la Foire aux Kestions