>>>>> Question : La science transgénique ne pourrait-elle résoudre le problème
des bagages d'un groupe ?

Réponse du Professeur Asinus :

Certes oui, et on se demande bien ce que gargouillent nos savants, tout occupés qu'ils sont à se pâmer devant la fleur hideuse d'un maïs transgénique que personne ne veut bouffer.

Alors que, tous les loueurs d'ânes professionnels le savent, il y a une demande très importante de groupes de randonneurs pour un âne de portage de grande capacité, une sorte de jumbo-bourricot.

En effet, prendre un grand baudet pour porter la tente et les duvets d'une équipe de dix marcheurs, est une impossibilité technique. Car la bête est si haute qu'il faut une échelle pour accéder à l'encolure. Sans compter que dans les passages en sous-bois, la bête aurait vite fait de laisser accroché aux branches et aux ronces tout ce qui n'est pas solidement amarré...

Mais heureusement que dans l'ombre, certains chercheurs s'activent. Voici d'ailleurs ci-dessous une photographie prise secrètement, et en exclusivité, dans les jardins du Laboratoire de Recherche sur le Génie Génétique, établissement financé par les dons du Téléthon. Une indiscrétion nous apprend que cet âne a reçu, alors qu'il n'était qu'un embryon composé de deux cellules, un morceau de la chaîne ADN d'une chenille.

On aperçoit nettement, quoique la photo soit un peu floue, un animal transgénique spécialement programmé pour porter de lourdes charges. Poulpot, car tel est son nom, possède huit pattes, et peut donc porter trois bâts...

Certes il coûtera beaucoup plus cher à ferrer, mais moins cher en nourriture. Toutefois, évidemment, s'il refuse de passer un ruisseau et qu'il s'arqueboute sur ses huit pattes, il faudra beaucoup d'énergie pour le convaincre d'avancer...

 

Poulpot, le nouvel âne
transgénique

Retour à la Foire aux Kestions