Mon âne

Je témoigne à mon âne
Une amitié profane
Sentiment très profond
Je pressens dans le fond
Cette immense injustice
Dont les ânes patissent.

On les prétend tétus
Sans la moindre vertu
Sans qualité aucune
Mais remplis de rancune.

Pour comble de l'horreur
On a poussé l'erreur
A les trouver stupides
Fades et insipides.

Mais tout est archi-faux
Ils n'ont pas ces défauts,
Ils sont doux et fidèles
Et de vertu modèle.

Bien plus intelligents
Que bien souvent des gens
Qui ne savent que braire
Quand ils devraient se taire !



B. Casadeus

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